Regarde, spectateur, remontée à bloc, de telle sorte que le ressort se déroule avec lenteur tout le long d'une vie humaine, une des plus parfaites machines construites par les dieux infernaux pour l'anéantissement mathématique d'un mortel. - Jean Cocteau, La Machine infernale

Regarde, spectateur, remontée à bloc, de telle sorte que le ressort se déroule avec lenteur tout le long d'une vie humaine, une des plus parfaites machines construites par les dieux infernaux pour l'anéantissement mathématique d'un mortel. - Jean Cocteau, La Machine infernale

Mon nom c'est Pauline .
J'aime le cinéma, la photo, les livres, la musique, les chevaux

# Posté le jeudi 09 avril 2009 19:29

Modifié le jeudi 09 avril 2009 22:23

2+2=5La vérité, n'existe pas.

# Posté le jeudi 09 avril 2009 21:14

Modifié le samedi 16 mai 2009 14:19

*The Pixies - Where is my mind?*

*The Pixies - Where is my mind?*
*** Et toi, tu t'enivres de ce parfum, cette addiction déraisonnable qui te tient tant à c½ur, l'odeur délicieuse d'un destin funeste. C'est un vent puissant qui parcourt la surface encore tiède de ton cadavre étendu, souffle jusque dans tes entrailles, une tornade qui fait revivre tes membres mutilés, rendant à tes poumons l'oxygène qui leur manquait. Elle siffle dans tes oreilles une mélodie macabre toujours plus magnifique. Bonheur sophistiqué. Un sourire se dessine sur tes lèvres boudeuses, furtif comme le temps qui passe, qui passe bien trop vite. «,C'est l'angoisse du temps qui passe qui nous fait tant parler du temps qu'il fait.,» Une lueur discrète éclaire à présent l'enchevêtrement de tes longs doigts qui se faisaient la paix pour quelques instants. Tu es partie au point du jour, sans bruit. Personne n'en a rien su. (j'espère)

Lucky Strike, janvier 2009

# Posté le jeudi 09 avril 2009 21:08

Modifié le lundi 10 août 2009 18:53

Þetta er spurning um tíma

Þetta er spurning um tíma
ces lignes me valurent un HS en français -_-
alinéaCette intrusion brise la minutie de ce cérémonial : il est encore trop tôt, l'homme n'est pas un habitué. Les trois coups de bâton ont retenti, signalant au spectateur que le temps s'est brusquement arrêté. La représentation à laquelle il va assister ne se mesure pas aux dérisoires unités que les hommes ont inventées pour mesurer le Temps.
alinéaCar ce matin-là, dans ce théâtre figé, le Temps échappe à n'importe quel esprit humain. Le Temps, cette fois-ci, c'est cet homme qui le détient. Il a su capturer le Temps, cet être vivant, le piéger dans ses paumes lisses comme l'acier, l'emprisonner dans ses poings fermés, le suspendre aux aiguilles de sa voix, stopper le ridicule mécanisme de l'horloge dont il était l'objet. Mais il l'a aussi apprivoisé. Il s'y amuse bien souvent, à le laisser glisser de sa main pour le rattraper de l'autre, l'accrocher à ses ongles d'ivoire, puis le laisser prendre son envol à nouveau, flottant au gré du vent d'hiver, tournoyant, virevoltant, chancelant, dansant, tournant encore et encore, pour finalement revenir se nicher dans la chaleur de son manteau. Le Temps ne continuera pas de faire son chemin loin de lui bien longtemps : zélé, il obéit toujours à son unique maître.
alinéaEt l'homme est maître de tout. Il sait imposer le silence à tout ce qui l'entoure, par le seul martèlement de ses semelles sur le sol immaculé. Tic, tac, le rythme infaillible de son pas s'accorde parfaitement au mouvement élancé de sa silhouette, haute, mince, féline. Ses longs doigts, gracieusement ouvragés comme le manche d'un poignard finement cisaillé, s'ouvrent et se referment, toujours en cadence, laissant fuir çà et là des bribes du Temps prisonnier de ses mains. Son teint est plus blanc que la neige, mais sa peau est jeune, autant que son allure décidée. Inscrutable, indéchiffrable, inqualifiable, impitoyable, il avance.

# Posté le jeudi 09 avril 2009 22:11

Modifié le vendredi 19 juin 2009 14:11

*It's your eyes that make me smile, Wasting time, hanging out - oh yeah ! These teenage years, no they don't last. These teenage lips, they speak too fast.

*It's your eyes that make me smile, Wasting time, hanging out - oh yeah ! These teenage years, no they don't last. These teenage lips, they speak too fast.
« Tu es tout ce dont je rêve ; et si tu m'étais accessible, je n'aurais plus rien pour rêver . »
Je n'ai pas seulement tourné la page, je l'ai déchirée. Je n'ai pas oublié de brûler le livre et tout ce qui restait. J'ai piétiné les cendres. J'ai frappé jusqu'à m'en écorcher les poings, j'ai hurlé à m'en éclater les poumons. Et puis quelque chose a su m'apaiser. C'est le bleu humide d'un ciel encore pluvieux, celui de la mer, profond et attirant ; celui de nos yeux aveugles qui essayent encore de déchiffrer l'avenir incertain. Ouvre-les et observe, dis-moi, sommes-nous à la mer ?_On n'entend pas le bruit des vagues..._Calme plat.

# Posté le jeudi 09 avril 2009 21:25

Modifié le dimanche 17 mai 2009 05:48

I'M A QUARTER BACK,I'M POPULAR

I'M A QUARTER BACK,I'M POPULAR
*
On m'a enlevé quelque chose. Gagné à la sueur de mon** front et repris bien trop tôt, je n'ai rien vu venir. On m'a** volé quelque chose, quelque chose de précieux. Je** mettrais bien sûr le prix pour voir mon bien restitué, si** seulement j'en avais encore les moyens. Mais j'ai dû tout** dépenser dans des futilités. On m'a arraché quelque** chose. Ma chair est à vif, et la blessure béante semble ne** jamais pouvoir se refermer... Une douleur à vomir. On m'a** amputée sans raison d'un membre à peine formé, sevrée** avant l'heure, chassée trop vite d'un paradis nouveau. Au** nom de rien. Où est donc la justice ? elle se cache, elle** nous fuit, elle se moque de nous. Pourquoi défaire les liens** que l'on vient de nouer ? Mais c'est ma gorge qui se noue.** Je me suis vue partir et pourtant moi je suis toujours là,** tu iras sans moi. Salue-moi encore une fois au détour d'une** rue... Je ne me douterai pas que c'est la dernière, et puis** je saurai. J'en oublierai de vivre. Il y a que tu t'en vas.** ___




Son corps vivra mais son c½ur, lui, est veuf,
Tombera dix fois mais se relèvera neuf.

# Posté le vendredi 19 juin 2009 12:01

Modifié le vendredi 19 juin 2009 13:41

« J'ai passé une excellente soirée, mais ce n'était pas celle-ci. »___________________________________Groucho Marx

« J'ai passé une excellente soirée, mais ce n'était pas celle-ci. »___________________________________Groucho Marx
Parfois c'est la douleur que l'on lit dans tes yeux, entre les lignes.
Drôles d'adieux. La moiteur d'un soir de juin dans les rues en fête, la musique se mêlant aux rires. Ton visage fendu d'un large sourire, large comme ça. Avec tes yeux immenses qui rayonnaient dans la nuit, cette nuit très animée qui ne faisait que commencer et déjà s'achevait. Déjà dix heures, déjà des gens bourrés, déjà rentrer.

# Posté le lundi 10 août 2009 19:10

Modifié le jeudi 13 août 2009 04:52

BYE BYE, BLACKBIRD

Quand les jours scintillants auront viré en peine,
qu'il nous faudra rentrer chez nous, comme ça en titubant,
je me souviendrai des beaux jours, des roses et des lumières.


[...]

Et quand nos âmes auront repris leur vol à l'horizon,
qu'on aura chanté du Brassens à l'unisson,
je serais resté pour un seul
"toi, je t'aime bien"...

# Posté le jeudi 13 août 2009 05:43

Modifié le vendredi 18 septembre 2009 13:57